HAPPY KOUMATA

08 juin

Arrivée prévue à Gibraltar dimanche en milieu de journée.Nous irons dans une marina du côté espagnol et resterons 2 ou 3 jours pour aller visiter le rocher et la partie britannique.

Journée de navigation agréable. Une petite prise de ris en pleine nuit, toujours sans lune. Catherine au pied de mat, harnachée; chaussures de pont, pantalon et veste de quart, col remonté au dessus des oreilles, capuche jaune fluorescent sur sa tête, gilet de sauvetage et harnais, longes attachées à la ligne de vie, lampe frontale. Elle connait parfaitement les gestes de la manœuvre. Heureusement car l’environnement sonore, le vacarme, avec le vent et les vagues qui claquent sur les coques rendent la communication entre nous très difficile. Après 4 ans, tout ça est bien rodée. Sacrée équipière. Oup »s, ce n’est fini, elle marche plus loin sur le roof, toujours à la recherche de son équilibre à chaque pas, pour remettre de l’ordre dans la grand voile mal pliée.

La température extérieure reste vraiment fraîche alors que nous approchons du Maroc et du sud de l’Espagne.

Une nouvelle dépression se forme sur Gibraltar mais elle ne devrait pas trop perturber notre navigation, tant mieux.

3034 miles parcourus depuis Pointe à Pitre ce qui fait tout de même 5461 kilomètres. Un sommet de l’Himalaya, notre sommet.

Tout va bien, hâte d’arriver.

Happy Koumata

07 juin

Bonjour à tous les intrépides de l’ABC 2019,

Pour la première fois, depuis longtemps, nous avons diné à l’intérieur, dans le carré. Fraîcheur oblige. Je sais, ça doit être commun pour un monocoque, mais à bord de notre cata, le cockpit est notre terrasse quotidienne. Oui, mesdames,messieurs, on danse la salsa dans notre cockpit dans presque toutes les conditions.

Bon, au vu des conditions météos que nous rencontrons sur notre route pour Gibraltar, je regrette quand même de ne pas être dans un bateau à une seule et malheureuse coque.

Sinon, ma moustache pousse bien mais ne semble pas s’accompagner des belles performances de Belle Isa.

Nous aussi, nous regrettons d’être partis si tôt sans attendre nos derniers intrépides amis, Pitchounet et Tamatai. Nous espérons qu’ils ont pris autant de plaisir que nous à naviguer du soleil à la fraîcheur ;).

Nous rêvons maintenant d’un prochain moment où nous pourrions nous rencontrer à nouveau; nous pourrions vous y chanter la chanson de l’ABC que nous avons composée entre Pointe à Pitre et Sao Miguel. Juste un extrait des paroles: Belle Isa, Belle Isa, nous voilà quand Rootsie, quand Roostsie tu mollis, Hyperion, Hyperion, t’es bien long… etc…

Bon courage à tous ceux qui rentrent dans le grand nord. Nous pensons à vous inviter prochainement dans notre sud, presque tropical, qui vous rappellera les Caraïbes. Un prochain rêve réalisable au cours duquel nous vous livrerons le secret de la recette du délicieux et désormais célèbre rhum au chocolat.

Bref, que du bonheur partagé et (presque 😉 ) que des marins sympas, gais et chaleureux. De futurs amis, pourquoi pas.

Une dernière chanson: Les rallyes, les rallyes, on aime ça, l’ABC, l’ABC ce n’est pas du chiqué, de Pointe à Pitre à Sao Miguel, rien de tel, si seulement, si seulement c’est avec François…

A très vite, les intrépides

Catherine et Bruno (Les Heureux)

Happy Koumata

06 juin

Jour 20

Nous sommes le 6 juin, il est 3 heures du matin, nuit noire, sans étoiles, plafond très nuageux, je ne vois pas la mer, probablement agitée. Je viens de prendre mon deuxième quart.

Après le passage de consignes avec Catherine qui va pouvoir aller se coucher, je jette un œil sur l’électronique. La dépression est là. Le baromètre, à 1013, est clair sur ce point. L’enregistrement de la plus forte rafale a flashé 37 nœuds. Ca souffle fort mais nous ne le percevons pas vraiment. Happy Koumata est sur des rails et navigue sans heurt, presque tranquillement. Nous sommes au portant, vent arrière au 135 degrés, nous sommes donc poussés par cette « petite brise » et les vagues qui arrivent par l’arrière. Fan de surf, Catherine a le record de vitesse de HK cette nuit:

16,5 nœuds.

Cette 20ème nuit est la plus sportive de notre transat. C’est toujours assez impressionnant de naviguer sans rien voir devant et autour de soi.

Pas le discernement de quoi que ce soit. Mais avec le radar, le système AIS (émission/réception des fiches d’identités, vitesse et cap des bateaux et cargos à proximité), je me sens presque plus en sécurité que la journée, avec une vision claire. Les alarmes sont paramétrées pour sonner dès un danger identifié. Elles sont stridentes et si on somnole, ce qui m’arrive régulièrement, on est réveillés immédiatement.

Pour la première fois, depuis longtemps, nous avons diner à l’intérieur, dans le carré. Fraîcheur oblige. Je sais, ça doit être commun pour un monocoque, mais à bord de notre cata, le cockpit est notre terrasse quotidienne. Et qu’est-ce qui s’en dise les monocoques ? Oui, mesdames, messieurs, on dans la salsa dans notre cockpit dans presque toutes les conditions. Enfin, on le fera, dès que j’aurai accepté de prendre les cours auxquels Catherine m’invite régulièrement.

Bref, une navigation tranquille. Tout va bien.

22 mai, 10ème jour

Toujours mer belle, vent faible à modéré de 4 à 11 nœuds ouest à nord- ouest. On se rapproche d’une dépression dont on devrait toucher la queue en début de nuit. On décide de remonter de 60 milles au nord pour cesser ces sessions de moteur qui minent le moral des troupes. Le ciel a été à nouveau très clair avec un début de nuit très étoilée. La pression évolue de 1020 pour atteindre, en début de nuit, 1015.

La pêche est maintenant devenue totalement impossible car nous rencontrons d’énormes nappes de sargasse.

Nous commençons à veiller au cap des moins de 1 000 milles restant à parcourir. Ce devrait être pour le 23, au matin.

Depuis le départ de notre transat, 1 355 milles parcourus. Les journées à faible allure, de l’ordre de 4,5 nœuds de vitesse, se sont enchaînées et ce n’est que 111 milles qui ont été parcourus ce 22 mai. On est loin des

177 milles du début de notre croisière.

Tout va bien à bord. Nuits fraîches. Mais un bon couscous merguez/légumes au déjeuner et hop, le moral au plus haut

21 mai, 9ème jour

Mer belle, vent très faible de 2 à 4 nœuds d’est, navigation au moteur toute la journée. Le ciel a été particulièrement dégagé, toute la journée.

La pression est restée stable à 1020.

Aujourd’hui, les 3 hommes à bord ont mené une mutinerie pour libérer la cuisine de l’occupation féminine. Patrick a géré l’entrée de midi et nous a servi au diner l’une ses spécialités, la pizza. Guillaume a assuré avec le plat principal du déjeuner ; poulet au curry au lait de coco. Le captain ‘est chargé de la pause goûter avec un Tofait (1 bol de farine, 1 bol de lait, 2/3 de bol de sucre, 2 œuf et… un peu de rhum). Catherine et Sylvie ont pu se détendre et profiter d’une journée très cool. Personne n’a été débarqué.

Trois jours de navigation essentiellement au moteur, c’est long et pénible. Aux dernières nouvelles reçues de la direction de l’ABC, nous devrions redevenir voileux, demain après-midi. Le routage précise également que nous pourrons bientôt faire route directe vers les Açores.

J’écris ce post au cours de mon quart de nuit et c’est quand même assez dingue d’être au beau milieu de l’Atlantique nord et de n’avoir que 1,5 nœuds de vent : un souffle d’aile de papillon. Parallèlement, une houle longue de l’ordre de 1,50 mètres s’est levée.

1 284 milles parcourus depuis la Guadeloupe. Nous sommes maintenant à 1

099 milles de Sao Miguel et avons le sentiment que le compte à rebours

pour le temps restant avant l’arrivée a commencé.   Nous avons organisé un

petit concours à bord ; chaque membre de l’équipage a mis dans une urne son ETA estimée (Heure d’arrivée estimée). Celui qui sera le plus proche gagnera son grade de marin au long cours.

Tout va bien à bord et il semble qu’avec notre dorade coryphène de 1,18 mètres nous soyons en bonne place pour gagner l’un des 3 concours organisé par l’ABC : celui de la pêche. On se demande même, si on ne va pas faire des envieux si on gagne les 3 concours. On est prêts pour celui de cuisine.

Nous avons passé la longitude 45°, nous avançons nos montres d’une heure.

20 mai, 8ème jour

Mer belle, vent très faible de 2 à 4 nœuds nord-est, navigation au moteur durant la journée, route à 4,5 nœuds. On veille à la consommation de gasoil. Vent forcissant à 10 nœuds d’ouest vers 22 heures. Youpi. On renvoit de la voilure avec grand-voile et gennaker. Ciel dégagé toute la journée sur l’est et assez nuageux avec grains sur l’ouest. Nuit de pleine lune magnifique, ciel dégagé. Beau spectacle également avec des feux d’artifice de planctons luminescents, dans notre sillage.

Le vent faible doit revenir demain matin avec probablement retour du mode trawler… au moteur. L’arrivée aux Açores est également annoncée avec vents faibles. Nous avons une réserve de gasoil encore importante nous permettant de faire 4 à 5 jours au moteur. Nous sommes donc confiants mais restons vigilants.

Demain, nous devrions passer la ligne médiane de notre navigation pour rejoindre Sao Miguel. Ce sera l’occasion de faire la fête.

C’est avec un peu de mélancolie que nous avons quitté le régime des alizés pour trouver des vents d’ouest et nous avons le sentiment de dire au revoir aux Caraïbes.

Profitant du calme, avec Guillaume, nous avons fait un peu de maintenance préventive. Pas grand-chose car le bateau va plutôt bien.

Les journées ont maintenant un rythme bien établi. A 9 heures, j’appelle tout l’équipage pour le passage du facteur ; c’est le moment de la réception des mails via notre iridium. Le premier ouvert est celui des positions de tous les bateaux du rallye ABC, puis celui des prévisions météo et du routage que nous transmets quotidiennement François, directeur maritime de l’ABC. Ensuite les nouvelles de nos familles.

Au déjeuner, à nouveau de la dorade coryphène (mahi mahi) cuisinée en cari à la réunionnaise.

19 mai, 7ème jour

Mer belle à peu agitée, 13 nœuds de vent en moyenne toujours sud sud est, mollissant en fin d’après-midi à 3-4 nœuds.  Route au moteur pendant 3 heures Vers 22h, retour d’une une petite brise de 9 à 10 nœuds.  Ciel couvert toute la journée, sans cumulus. Pas de grains. La pression atmosphérique continue de grimper à 1022 hp. Nous nous rapprochons du centre de l’anticyclone. 881 milles (GPS) parcourus de puis Pointe à Pitre.

The winter is coming, pour paraphraser notre série préférée. Sylvie a réclamé une couette pour la nuit. Les pulls et polaires sont portés chaque soir. Les vestes de quart ont été sorties de leur hivernisation. Le nord arrive…

La pêche est impossible tant les nappes de sargasses sont maintenant importantes.

Rummikub, musique, lecture et sieste!

Nous ne croisons plus aucun bateau.

18 mai, 6ème jour

Mer peu agitée, passagèrement agitée, houle de travers, vent moyen de 14 nœuds SSE, avec quelques passages à près de 20 nœuds, ciel clair, peu nuageux, pression 1019 évoluant à 1020 en début de nuit.

Journée agréable, la plupart du temps sous gennaker. L’objectif de prendre un thon n’a pas été atteint, ni autre chose d’ailleurs.

Un échange radio avec Hyperion, dans la matinée. Toujours sympa.

… notre Top Chef à bord, Catherine, continue de nous surprendre à chaque repas. Sylvie est à ses côtés. Pour le goûter, nous avons eu droit à un banana bred au rhum (si peu). Et en tant que marins machos ;-), Guillaume, Patrick et le Capitaine font la sieste…

évidemment, c’est une plaisanterie. Guillaume se prépare d’ailleurs à faire notre premier pain de transat retour.

17 mai, 5ème jour

Mer peu agitée, passagèrement agitée, houle de travers, vent moyen de 14 nœuds SSE, avec quelques passages à près de 20 nœuds, ciel clair, peu nuageux, pression 1019 évoluant à 1020 en début de nuit.

Journée agréable, la plupart du temps sous gennaker. L’objectif de prendre un thon n’a pas été atteint, ni autre chose d’ailleurs.

Un échange radio avec Hyperion, dans la matinée. Toujours sympa.

… notre Top Chef à bord, Catherine, continue de nous surprendre à chaque repas. Sylvie est à ses côtés. Pour le goûter, nous avons eu droit à un banana bred au rhum (si peu). Et en tant que marins machos ;-), Guillaume, Patrick et le Capitaine font la sieste…

évidemment, c’est une plaisanterie. Guillaume se prépare d’ailleurs à faire notre premier pain de transat retour.

16 mai, 5ème jour

Durant la journée, mer belle à peu agitée, vent de sud-est 12/14 nœuds, ciel dégagé, quelques nuages. Très nuageux en fin d’après midi et durant la nuit avec vents variables, de 4 à 16 nœuds, variant de sud est à sud sud est. Mer agitée, houle croisée très inconfortable.Quelques grains pendant la nuit du 16 au 17.

Ces conditions ont eu pour effet d’occasionner une nuit mouvementée pour l’équipage. pendant 2h30, de 23h à 1h30. Nous avons du changer l’écoute de tension de la bordure de notre grand voile, gaine cassée. Lorsque tout était ok, grandd voile affalée, rénvoyée, solent en place, bref, nous étions tous prèts à retourner nous lover dans nos couchettes, l’écoute tribord de GV casse sa gaine également. Mêmes manœuvres, on change l’écoute. L’origine de ces incidents a été identifiée et date de Grenade où un gréeur local avait mal remonté notre GV sur la bôme. Tout est ok, maintenant.

Tous les navigateurs ne sont pas sympas, au cours de nos manœuvres nocturnes de réparation, un catamaran qui nous suivait, s’est plaint à la radio de nos changements de cap réguliers (bout au vent, au sud, puis reprise de notre route au nord est… il devait adapter son cap et ça l’ennuyait. Il a donc demandé à ce que ça cesse… ce bateau ne faisait pas partie de la flotte de l’ABC, je rassure les copains).

Quelques calmes très locaux rencontrés et très peu de route au moteur. Nos réserves de gasoil sont encore importantes.

Les pulls commencent à être portés plus souvent.

Heureusement que nos journées sont égayées par les repas préparés par Catherine. Encore et encore du mahi mahi suite à notre belle pêche, en rillettes cette fois-ci.
715 miles parcourus depuis notre départ.
Moral au top.

15 mai, 4ème jour

Mer belle, parfois plate comme un lac, une moyenne de vent de 12 nœuds d’est devenant sud-est dans la nuit du 14 au 15 mai. Vent mollissant fortement à 4 nœuds en fin d’après-midi, ce qui nous a obligé à démarrer les moteurs pendant 3 heures.

Quelques heures de navigation sous gennaker avec des pointes de vitesse à

9,5 nœuds.  Ciel nuageux avec de belles éclaircies.  Cap au 66°. 176 miles parcourus dans la journée.

Menus du jour :
–             Déjeuner
o            Mahi Mahi pêché dans l’Atlantique nord, riz basmati, sauce vanille des îles
o            Salade d’ananas
–             Diner :
o            Poivrons
o            Petits chèvres du Beaujolais.

Notre vitesse est parfois désespérante et hésitons à utiliser nos moteurs pour économiser notre gasoil car de grandes zones de calme sont prévues dans les prochains jours. Nous allons faire un peu plus de nord.
L’équipage est en grande forme. Nous devrions avoir l’autorisation de Catherine de pêcher à nouveau 😉

14 mai, 3ème jour

Mer particulièrement belle, une moyenne de vent de 12 nœuds d’est, ciel bien dégagé, nuit avec très beau ciel étoilé, Jupiter superbe, légèrement orangé. Nous avons pu naviguer sous gennaker, cette voile qui convient si bien à notre Happy Koumata.

177 miles parcourus dans la journée.

Echanges radios avec Ithaka et Ocana. 🙂 Sous les ordres de notre bosco, ma petite Catherine, nous avons arrêté la pêche après notre belle pêche d’hier. Le bateau va bien et nos occupations vont de la sieste à la lecture. Nous avons également bien réfléchi au concours de rhum arrangé et la recette gagnante se précise.

Catherine continue à nous surprendre à chaque repas :

–             Déjeuner :

o            Mahi Mahi du jour, écrasé d’ignames du marché, sauce maracuja et

baies de timur

o            Smoothie glacé, banane, mangue, passion

–             Diner :

o            Gratin de Tortillas aux poivrons et chedar

o            Restes des veilles agrémentés du sourire de tout l’équipage.

Bonne météo à venir pour les prochains jours.

Catherine, Sylvie, Patrick et Guillaume sont en très bonne forme.

13 mai, 2ème jour

Navigation plus confortable aujourd’hui avec un vent mollissant en moyenne à 13 nœuds. Après les secousses de la nuit dernière, la mer a été belle à peu agitée. Pas de grain depuis notre départ et un ciel peu nuageux. 345 miles parcourus.

Nous ne voyons plus qu’un seul de nos copains navigateurs, Itaka. L’Océan est enfin qu’à nous … Dès ce matin, les lignes de traîne étaient lancées et, cet après-midi, une grosse dorade coryphène de 1.18 mètres est venue mordre le leurre clignotant (oui, oui) de Patrick.

Les repas de notre chef Catherine nous donnent chaque jour l’occasion de se réjouir de nous retrouver à la table du cockpit :

Hier, diner :

–             Salade miel et noix au cabécou gratiné

–             Galettes de bananes plantain au bois d’Inde

Aujourd’hui :

–             Déjeuner :

o            Salade du potager, haricots verts, basilic et pommes de terre de

Noirmoutier (!)

o            Fines tranches de porc de Basse Terre accompagnées de sa tartine

au beurre guérandais

–             Diner :

o            Salade de crabes pascal, pamplemousses de saison et avocats

caribéens

o            Aubergines à l’indienne

o            1 (uniquement 1) verre de rosé du domaine Minuti  (pour fêter la

magnifique pêche du jour)

Bonne météo à venir pour les prochains jours.

12 mai 2019 :

Pointe à Pitre : Départ de notre transat retour à 11 heures, avec 14 autres navigateurs de l’Atlantique Back Cruising. Après des cocktails tous les soirs depuis une semaine, on va enfin se mettre à la diète :). La ligne de départ entre les bouées jaune et rouge est coupée dans les règles de l’art.

Vent de 18 nœuds d’est, mer peu agitée. Cap sur la Pointe des Châteaux pour virer au nord après quelques premiers virements de bord entre la Guadeloupe et Marie Galante. Navigation au près. Bof.

Tout va très bien sauf pour Sylvie qui cherche à s’amariner, du bastingage de tribord au bastingage de babord 😉

Moral au top… bien entretenu par notre première rencontre avec une baleine à bosse, toute proche. Caudale magnifique et sauts spectaculaires. Merci Guillaume d’avoir été en veille au bon moment.

Première nuit difficile, premiers quarts hésitants pour certains (pas de nom 😉), mer très agitée, houle de travers, ça tape fort. Un peu de rodéo pour commencer.

J’inscris mon bateau à la Transat Retour Atlantic Back Cruising 2019…

« Partis de Hyères depuis 4 ans, nous devions faire un tour du monde. Finalement, aux portes du canal de Panama, désespérés mais heureux des 20 000 NM parcourus, nous avons décidé de rejoindre notre Méditerranée pour être prêts de nos enfants, nos amis qui nous manquent tant. Ayant fait la transat aller en rallye à taille humaine, nous avions beaucoup apprécié l’ambiance, l’atmosphère et… les punchs sur chacun des bateaux copains. Nous en avons gardé de nombreux amis avec qui les souvenirs des plus beaux moments de navigation, mais aussi les pires, animent nos rencontres. Les coups de vents à plus de 35 nœuds, les creux de 4 mètres, c’est pas notre truc. Avec Catherine, ma femme, mon meilleur et principal équipier, nous voulons éviter ce genre de conditions et naviguer en toute sécurité nous séduit définitivement. Nous avons donc choisi de faire à nouveau la Transat retour en rallye, à taille humaine, avec l’Atlantic Back Cruising. Amitiés et Sécurité… ».